L’enfant intérieur est ce petit être oublié au fond de nous qui ne demande peut-être qu’à être écouté.
Voyons ensemble d’où vient ce concept, ce qu’il peut nous apprendre sur nous-même et nous apporter dans nos vies.
Qu’est-ce que l’enfant intérieur ?
Divers types de thérapies contemporaines désigne l’enfant intérieur comme la part enfantine de chaque adulte. En partant du constat que nous avons tous été un enfant un jour, on admet alors que cette part de notre personnalité vit encore en nous.
Inspiré des travaux du médecin psychiatre Carl Gustav Jung sur l’archétype de l’enfant et d’une succession de recherches jusqu’aux dernières découvertes neuroscientifiques, l’enfant intérieur est vu comme « la mémoire de l’enfant que nous avons été ». Des expériences, des joies et des peines qui ont alors marqué notre moi profond, et qui vont façonner l’adulte en devenir.
Cet enfant étant la plupart du temps réduit au silence dans son élan de vie et ses émotions, le reconnaître et le libérer nous permettrait de vivre de manière plus spontanée !
Libérer son enfant intérieur reviendrait alors à mieux s’accepter tel que l’on est, de s’assumer plus largement et donc de vivre une vie qui nous ressemble davantage. De par sa spontanéité et son énergie créatrice, l’enfant intérieur est également un formidable allié pour libérer tout son potentiel.
En entrant en résonnance avec son enfant intérieur, on retrouve ses premiers amours (ses passions) et l’on s’éloigne des couches d’injonctions sociales que l’on a accumulées et assimilées au fil des ans. On ose enfin vivre pleinement ses émotions et suivre ses envies personnelles, comme le ferait un enfant qui n’a que faire des clichés.
Comment reconnaître son enfant intérieur ?
L’enfant intérieur trouve rarement sa place dans une société basée sur les apparences, bourrée de clichés et d’injonctions. Un homme ne devrait pas pleurer sous peine de passer pour un faible. Une femme ne devrait pas crier sous peine de passer pour une hystérique.
Il faudrait être vu constamment beau, charismatique, inspiré et inspirant… Tout un tas de formatages qui nous éloigne de nous-même et nous alliène. Si bien qu’à la fin, l’humanité n’est plus qu’une succession de visages masqués, avançant dans la vie retranchés derrière des artifices et de multiples personnalités protectrices.
Il n’y a rien de mal à s’adapter aux situations et à savoir jongler entre différentes parties de soi-même. Mais cela devient problématique quand l’être se retrouve coincé dans ce carcan de prétendues « bonnes manières ». En souffrance dans une attitude et une vie qui ne lui correspondent finalement plus.
A l’inverse, quand on se sent extrêmement bien, en phase avec soi-même et les autres, l’enfant intérieur n’est jamais bien loin… C’est celui qui s’amuse et s’émerveille entrevoit alors son enfant intérieur ! Il est facilement reconnaissable puisqu’il ressemble à l’enfant que l’on a été jadis, qui pouvait profiter de la vie sans se soucier d’autre chose que du moment présent.
L’enfant intérieur se trouve également souvent dans un état de flow ! Mot anglais qui traduit l’état mental d’une personne complètement plongée dans une activité et dans un état maximal de concentration et d’engagement. C’est ce qui se passait quand vous pouviez passer des heures à dessiner, couper du monde, en étant enfant. Et c’est qui se traduit églalement en tant qu’adulte quand vous vivez l’accomplissement et la satisfaction d’une tâche.
Conserver cette connexion avec son enfant intérieur est souvent primordiale pour conserver de la magie dans sa vie.
Comment guérir et se rapprocher de son enfant intérieur ?
L’enfant intérieur est souvent blessé. Il a longtemps été renié dans de nombreuses de ses émotions et élans spontanés de vie. Il a aussi vécu de nombreuses petites expériences traumatisantes, comme tous les enfants. Peu d’entre nous peuvent en effet témoigner d’avoir eu une enfance parfaite.
Il est donc intéressant d’essayer de renouer avec cet enfant intérieur en toute bienveillance. Établir un contact sous forme de dialogue est souvent bénéfique et simple à réaliser, peu pour que l’on soit sincère dans sa démarche.
On peut par exemple écrire une lettre à son enfant intérieur. On peut aussi lui parler directement si l’on se sent suffisamment à l’aise pour le faire, ou encore renouer avec lui au cours d’une méditation. Utiliser des mots simples et rassurants, en lui expliquant que l’on reconnaît sa présence en nous et qu’il n’a pas besoin de grandir. Sa présence étant alors appréciée comme une bénédiction pour l’adulte.
En parler à son enfant intérieur, on se parle à soi-même avec douceur, compréhension et honnêteté. Et c’est certainement là toute la magie de l’opération !
« Sitôt qu’un individu a apprivoisé et nourri spirituellement son Enfant intérieur blessé, l’énergie créatrice de son merveilleux Enfant naturel commence à émerger. Une fois intégré, l’Enfant intérieur devient la source d’une régénération salutaire et d’une vitalité nouvelle. Quant à l’Enfant naturel, il correspond à cette partie de nous-même qui recèle, en puissance, nos dons innés pour la découverte, l’émerveillement et la création. – John Bradshaw, théologien.
Pour conclure, je vous invite à regarder cette vidéo inspirante de l’entrepreneur Nicolas Beret qui illustre parfaitement la magie de notre enfant intérieur.
Pour aller plus loin :
⋙ Le livre « Renouer avec votre enfant intérieur » de Margaret Paul
⋙ L’Oracle de l’enfant intérieur, avec 60 cartes pour dialoguer avec son enfant intérieur.
⋙Livre + Audio « Rituels de l’enfant intérieur : Un voyage initiatique pour se réinventer »